Coing sur le gâteau du mois d’octobre
Un mois d’octobre 2026 très doux – anormalement doux – au niveau des températures, tire bientôt à sa fin.
C’est, ici dans le Lot, mon mois préféré. Pour commencer, la lumière est sublime.
Sur les étals du marché à Cahors, les légumes et certains fruits d’été s’éternisent, tandis que les produits de l’hiver sont déjà là.
Octobre invite à la créativité dans l’assiette, on combine joyeusement tomate fraîche, poivron et potiron ou boules d’or. Les patates douces ne m’ont jamais paru aussi grosses – ce légume-racine issu des terres brûlantes des tropiques s’est décidément senti à l’aise ici, en cette torride année européenne.
Emblème s’il en est de cette transition entre été et automne : le coing. Il est particulièrement abondant cette année : manifestement, les grandes chaleurs estivales n’ont pas nui aux cognassiers. Les arbres dans les jardins de bord de Lot en sont surchargés. Des lampions jaunes dans le paysage – à l’odeur si douce et florale.
Le coing, ça décore aussi très joliment mon rebord de vieux cantou, où il peut attendre quelques semaines avant d’enfin être travaillé en cuisine.

Habituellement en cette saison je prépare des gelées, confitures et/ou pâtes de coing. Cette année j’ai opté pour une autre mise en pot : en coing au sirop. Histoire de changer des poires au sirop. Il y a aussi eu une tarte ‘tatin’ aux coings, qui, à elle seule, a suffi à rendre festif notre fin de semaine.
Tarte tatin aux coings
Ingrédients
- 2 gros coings coupés en quartiers pas trop épais ni trop fins – oui, il faut un bon gros couteau…
- 50 g de beurre doux
- 50 g de sucre de canne blond
- 1 gousse de vanille – coupée en deux dans le sens de la longueur, les grains seront à enlever au couteau et à intégrer dans le caramel beurré ci-dessous.
- Jus d’un demi citron
- Pâte feuilletée, faite maison de préférence.
Préparation
Se munir d’une sauteuse allant au four.
Commencer sur le feu de votre cuisinière. Faire fondre à feu très doux le beurre. Incorporer le sucre dans le gras en remuant. Ajouter la vanille.
Disposer les quartiers de coing en éventail comme pour une tarte sur toute la surface du fond sirupeux de la casserole. Arroser l’ensemble de jus de citron. Remuer un peu la masse en faisant bouger la sauteuse pour assurer un nappage uniforme du fond de casserole.
Couvrir et laisser cuire à feu très doux au moins une demi-heure – jusqu’à ce que les coings soient ramollis et de couleur rosâtre, mais la chair gardant de la tenue.
Préchauffer le four à 180 degrés. Couvrir la préparation de coing tiédie d’un rond de pâte feuilletée. Enfourner environ 40-45 minutes.
Concernant la pâte feuilletée. Ce n’est pas si compliqué à faire, et c’est tellement bon fait maison avec les meilleurs ingrédients… Les recettes et tutoriels YouTube abondent, donc je ne vous fais pas un exposé de comment on fait.
J’ai été très satisfaite de ma préparation pour cette tatin-ci. J’ai utilisé deux tiers d’une pâte faite à base de 750 g de farine de blés anciens T80 locale (Ferme de Bonarme ) et de 250 g de beurre doux préalablement malaxé dans un torchon propre.
Les recettes tendent à vous dire de prendre une farine fine et fluide. Ignorer cela. Cette farine-ci, pourtant assez rustique et surtout très riche en goût, a très bien marché ici. A vieille cuisine rustique, pâte feuilletée rustique.

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